L122 — [Londres], mardi 9 mars 1790

L122 — [Londres], mardi 9 mars 1790

[A sa femme] [Londres] Ce mardi 9 mars 1790.

[...] Aujourd’huy tout est dit, nos réfugiés françois ici sont dans la tristesse jusqu’au col et font les malades, quant à moi je suis dans une joie incroyable de voir que tout va à merveille, mais je suis fâché d’apprendre que mes enfants ont si peu d’ardeur pour le bien public, les mœurs changeront et l’éducation des jeunes gens sera tout autre chose, on ne s’amusera plus de les entretenir de bêtises ni de frivolités. Adieu ma très chère et très bonne amie, je me porte à merveille et j’en suis bien aise pour samedy prochain que je dois jouer encore mes trois parties. J’attends avec impatience mon Te Deum. Je te réitère mes sentiments d’amitié et de tendresse étant pour la vie ton très cher et toujours meilleur ami.

A. D. Philidor

Le Te Deum par la diligence et non par le fourgon.

Source : Copie d’un fragment de lettre donné, en août 1845, à Mr Saint-Amant, directeur rédacteur de la revue échiquéenne Le Palamède.

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